La prostitution est avant tout liée à une situation économique précaire, comme précédemment évoqué. Face à une augmentation du prix des aliments, un faible indice de développement humain, une hausse des prix des carburants et des transports, les inégalités ne cessent de se creuser. Les Zambiens souffrent de cet état de fait et sont ainsi prêts à se résoudre aux mesures les plus extrêmes. Certaines catégories sont particulièrement vulnérables : les étudiants, les mères célibataires, les enfants des rues, les sans-abris et les chômeurs. En ce qui concerne les étudiants, nombre d’entre eux se prostituent pour payer leurs frais de scolarité. En effet, la corruption ne permet pas aux étudiants défavorisés d'obtenir des bourses. Les dortoirs des universités peuvent ainsi se transformer en maisons closes. Certaines étudiantes jouent le rôle de Madam, elles communiquent avec les clients et sélectionnent les jeunes filles. Les clients sont pour la plupart des hommes ou Sugar Daddies. Les prix dépendent de l’heure de la passe et de l'apparence physique des jeunes femmes. Il faut débourser 500 kwacha (ZMW) (36 EUR) pour une fille considérée comme appartenant à la catégorie dite supérieure. Dans certains cas, les jeunes femmes sont classées en catégorie (« high », « medium », « low ») selon l’apparence physique. Les frais de mise en contact varient entre 50 et 150 ZMW (soit 3,67 EUR à 11 EUR).

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