Aujourd’hui, d’après l’Institut national d’études démographiques (INED), le Guatemala s’illustre comme étant le cinquième pays le plus violent au monde parmi les nations non en guerre. Le taux d’homicide (38 pour 100 000 habitants) reste très au-dessus de la moyenne du continent latino-américain, qui est de 23 pour 100 000 habitants (ONUDC, mars 2014). L’impunité subsiste, 98 % des meurtres ne font l’objet d’aucune enquête ou sont classés sans suite (Le Figaro, 1er septembre 2011). Ce climat d’extrême violence est entretenu par Las Maras, des gangs locaux spécialisés dans le narcotrafic, la traite d’êtres humains et le racket. Le réseau de ces organisations criminelles s’étend jusqu’aux États-Unis, gangrénant aussi les plus hautes sphères politiques. Si cette violence est généralisée et institutionnalisée, elle s’applique tout particulièrement à certains groupes. Plusieurs études menées par des chercheurs et des ONG montrent qu’il s’agit principalement de discrimination, les populations les plus touchées étant les femmes indigènes et les enfants des rues (Hickey, 2013).

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