Pour synthétiser au mieux l’évolution de la prostitution en Italie ces dernières années, il suffirait de dire « toujours plus ». Plus de clients, plus de personnes prostituées, plus de personnes mineures toujours plus jeunes, plus de lieux, plus de formes, plus de nationalités.
Le nombre de clients a augmenté ces dix dernières années (de 3 millions en 2014 à 9 millions en 2017) (New Notizie, 5 décembre 2014 ; TPI, 11 janvier 2017). Le nombre de personnes prostituées a augmenté dans le même temps, passant d’environ 90 000 en 2014 à 120 000 en 2017. Plus de la moitié d’entre elles est d’origine étrangère dont des Nigérianes qui sont les plus nombreuses (36 %), puis les Roumaines (22 %), les Albanaises (10,5 %), les Bulgares (9%) et les Moldaves (7 %) (Linkiesta, 15 juillet 2016). Le nombre de personnes italiennes impliquées dans la prostitution aurait également augmenté (Cestrim, juillet 2017).
La prostitution de rue est la plus courante (65 % des cas) (TPI, 11 janvier 2017). Le phénomène s’étend sur tout le territoire. Même des villes isolées, qui ne connaissaient pas de prostitution de rue, voient le nombre de personnes prostituées augmenter sensiblement. C’est le cas notamment de Potenza, ville du sud de 68 000 habitants située près des deux côtes et ainsi exposée aux migrations de personnes étrangères, notamment depuis le Nigeria vers Naples. De 2014 à 2017, le nombre de personnes prostituées dans les rues est passé de 20 à 40 (Cestrim, juillet 2017).

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