En 2016, 11 000 femmes et jeunes filles ont été victimes de trafics vers l’Italie, soit presque deux fois plus qu’en 2015 (The Guardian, 12 janvier 2017). Il y a une demande pour des victimes de plus en plus jeunes. Ainsi, des fillettes de 13 ans font désormais ce voyage dangereux vers l’Europe. L’Organisation des Nations Unies (ONU) estimait que 80 % ou plus des jeunes filles arrivées en Europe étaient victimes de trafic sexuel (The Guardian, 8 août 2016). Les trafiquants profitent des crises des réfugiés à travers l’Afrique et de l’absence d’un vrai gouvernement en Libye, pour envoyer des jeunes filles nigérianes à travers tout le Bassin méditerranéen. Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), l’immense majorité des migrants nigérians arrivés par bateau sur les côtes italiennes en 2016, étaient originaires de Benin City dans l’État d’Edo, une région qui ne représente pourtant que 2 % de la population du pays. C’est grâce à l’argent des enfants partis sur les rives nord de la Méditerranée que peut survivre la ville, durement touchée par le déclin industriel depuis de nombreuses années, et aujourd’hui gangrénée par de nouveaux réseaux de traite humaine (Fondation Scelles, 13 octobre 2017).

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